Les 3 S

Le rôle de la forêt dans l'atténuation du changement climatique est aujourd'hui connu et reconnu de tous. 

La forêt française capte chaque année entre 10 et 15% des émissions nationales de CO2, principal gaz à effet de serre et responsable majeur du réchauffement climatique. Mais sa contribution à l'atténuation du changement climatique ne s'arrête pas là. 

Séquestration, stockage, substitution, c'est un véritable service rendu par l'ensemble de la filière forêt-bois au travers de ces trois effets, les « 3 S » :


Schéma les 3 S (jpg - 27 Ko)
  1. La séquestration en forêt.
    Par le mécanisme naturel de la photosynthèse, la forêt capte le CO2 de l'atmosphère, et le séquestre dans différents « compartiments » : feuilles, branches, troncs, racines, mais aussi de façon importante dans le sol.
  2. La prolongation du stockage dans les produits bois.
    Lors de l'exploitation des arbres, une partie du carbone reste stockée au sein des éléments produits. Cet effet dépend directement de la qualité des bois issus de la sylviculture : le stockage est prolongé de quelques mois pour les usages énergie ou papier et parfois jusqu'à 100 ans pour le bois de construction.
  3. Les effets de substitution énergie et matériau.
  • La substitution énergie : issue des forêts gérées durablement, le bois a un bilan carbone neutre et son utilisation en tant qu'énergie permet d'éviter des émissions de carbone fossile non renouvelable, comme le charbon, le fioul ou le gaz naturel.
  • La substitution concerne aussi les émissions évitées par l'usage du bois à la place de matériaux énergivores, des matériaux dont la production et la transformation sont fortement émettrices de carbone.

 

Enfin, l'utilisation du bois en cascade, c'est-à-dire avec une première valorisation la plus « noble » possible, puis recyclé pour un autre usage (panneau de particule par exemple) ou valorisé comme énergie, permet d'optimiser le bilan carbone en cumulant les effets de substitution.