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Le marché des forêts

En 2015, hausse de 2,8% du prix des forêts, progression du nombre de ventes mais baisse des transactions de forêts de plus de 100 ha, hausse des acquisitions de personnes physiques. 

L'indicateur 2016 du marché des forêts françaises est réalisé par la Société forestière de la Caisse des Dépôts, en collaboration avec Terres d'Europe-Scafr, le bureau d'études de la Fédération nationale des SAFER.

Combien coûte un hectare de forêt en 2015 ?

Derrière une valeur moyenne de 4 040 euros/ha, 90% des transactions se négocient entre 650 et 11 700 euros/ha, reflétant la grande diversité des biens vendus et des prix à l’hectare.

Le nombre de ventes est en hausse de 6,4%, porté par la progression ininterrompue du segment des forêts de 1 à 10 ha. Par contre, le segment des grandes forêts de plus de 100 ha se ferme à -8%, ce qui pourrait refléter la propension des propriétaires à conserver leur patrimoine, considéré comme une valeur refuge depuis la crise financière de 2008.

Les particuliers augmentent de 4% leurs acquisitions et représentent toujours les premiers acquéreurs du marché, avec 40% des surfaces achetées. A l’inverse, les acquisitions des personnes morales privées sont en baisse de 15% en 2015, un impact direct de la fermeture du marché des grandes forêts, sur lequel elles constituent les acquéreurs majoritaires.

À consulter :


Le prix des forêts en 2014

Avec 3 940 €/ha, le prix moyen d'un hectare de forêt se maintient pour la 4e année consécutive. 90% des transactions se négocient entre 650 et 11 500 €. Cet écart reflète la grande diversité des biens vendus et des prix à l’hectare.

Le nombre de transactions augmente par rapport à 2013, soutenu par la progression des transactions de 1 à 10 ha.

Depuis 2007, les ventes de forêts de 1 à 10 ha ont connu une hausse de 23% en nombre et de 25% en surface. Leur prix moyen gagne 7% par an sur la même période. Cette tendance semble liée à la recherche d’approvisionnement en bois de chauffage. Plus de la moitié des acquéreurs habitent la commune ou le canton de localisation du bien.

Les ventes de forêts de plus de 100 ha ont fortement diminué depuis l’éclatement de la crise économique, et offrent un marché très limité. En 2014, elles ne représentent que 0,8 % du nombre de transactions, mais 26% de la surface du marché des forêts.

Les personnes morales privées acquièrent près de 40 000 ha en 2014, en progression de 30%. La part nationale des surfaces forestières appartenant à des personnes morales est passée de 18 à 25% entre 1999 et 2012, révélant le poids croissant de ces acteurs sur le marché des forêts.

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Le prix des forêts en 2013

En 2013, le prix des forêts s'établit à 3 990 euros/ha en moyenne, avec des variations de 600 à 11 000 euros/ha selon le type de biens vendus. Les prix les plus élevés correspondent aux forêts de plus de 50 ha de la moitié nord de la France.

Le nombre de transactions est en hausse de 1,8 %, notamment grâce à la progression régulière des ventes de petites surfaces. En effet, les transactions portant sur des biens de 1 à 10 ha connaissent une hausse continue : depuis 2007, leur augmentation est de 20 %, tant en nombre qu’en surface.

Les surfaces échangées représentent 106 500 ha, équivalant à 1% des surfaces forestières privées françaises. Malgré un léger repli (- 1,5 %), celles-ci se maintiennent à un niveau soutenu.

Le segment des forêts de plus de 100 ha connaît une contraction importante : le nombre de transactions est en baisse de 30 % et le volume des surfaces échangées en diminution de 16 %. Les propriétaires, accordant une valeur refuge à leurs forêts, préfèrent conserver leurs biens dans l’attente d’un contexte plus favorable.

La valeur du marché chute de 9,6 %. La baisse de la valeur unitaire des lots forestiers dotés de bâti, ainsi qu’une moindre activité dans les zones aux prix les plus élevés sont à l’origine de ce recul. 

41% des surfaces sont acquises par des personnes morales en 2013, contre 31% en 2005. Si l'année reste marquée par une forte activité des acquéreurs personnes physiques, notamment les agriculteurs, sur le long terme, la part des surfaces acquises par les personnes morales se renforce progressivement : acteurs publics, mais aussi de plus en plus institutions financières, banques et assurances. 

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Le prix des forêts en 2012

Le prix des forêts s'élève à 3 930 euros/ha en moyenne en 2012, en légère baisse de 1,5% par rapport à l'année précédente.

 

Evolution du prix des forêts entre 1997 et 2012

Evolution du prix des forêts par classe de surface entre 1997 et 2012 (Source : Terres d'Europe-Scafr d'après Safer)

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Le prix des forêts en 2011

Evolution du prix des forêts par région (jpg - 40 Ko)

Le prix des forêts est de 3 960 €/ha en moyenne en 2011, en progression de 10,8% par rapport à 2010.

Il varie de 640 à 12 180 €/ha. 

Avec 112 700 ha, le volume des surfaces échangées s’est accru de 10,9%, et la valeur des biens franchit à nouveau le seuil symbolique du milliard d’euros. Les institutionnels intensifient leur activité, avec des surfaces acquises en hausse de 2/3 par rapport à 2010, alors que les personnes morales agricoles et forestières enregistrent un repli, leurs surfaces acquises reculant de 18 %.

Un nouvel indice est mis en place cette année, adapté du modèle statistique utilisé par Terres d'Europe-Scafr et validé par l'INSEE et le SSP (Service de la statistique et de la prospective du Ministère de l'agriculture) pour le calcul du prix des terres agricoles. L'indice d’évolution du prix moyen annuel des forêts non bâties a donc été recalculé depuis 1997 (tableau dans l'étude complète à télécharger). 

A télécharger : l'article de Nathalie Maréchal pour la revue Forêt-entreprise n°208.

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Le prix des forêts en 2010

En 2010, les surfaces échangées progressent de 9 %, le nombre de transactions et la valeur du marché augmentent respectivement de 4 % et 11 %. Le prix du bois, après une forte dépréciation en 2009, retrouve pratiquement son niveau de 2008.

Parallèlement, la stabilisation du prix moyen des forêts se confirme, l'indice biennal progressant de 0,4 % en euros courants en 2009-2010 contre 0,9 % en 2008-2009.

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Le prix des forêts en 2009

Evolution du prix des forêts  (jpg - 49 Ko)

Le prix moyen d'un hectare de forêt non bâtie est de 3 170 €, avec de fortes disparités selon la nature du peuplement et du fonds, la desserte, la valeur cynégétique, la localisation géographique, etc.

Contrairement aux années précédentes, il s'agit d'un indice biennal (moyenne 2008-2009 hors pourtour méditerranéen).

Les données brutes : 13 060 transactions concernent 92 900 ha pour une valeur de 860 millions d’euros. Cette baisse de 27% par rapport à 2007 fait repasser en dessous du seuil du milliard d'euros franchi en 2006 : une rupture de la progression quasi continue pendant 15 ans. Le marché des forêts de + 50 ha est particulièrement touché.

Les acteurs : les personnes morales, dont les groupements forestiers, deviennent les premiers acquéreurs (44 % des surfaces), particulièrement présentes sur le marché de + de 100 ha. Les agriculteurs détiennent 14 % de part de marché, et demeurent très actifs. Les personnes physiques non agricoles se sont massivement retirées du marché.

Les régions phares restent l'Ile-de-France, la Sologne et le Morvan, l'Aquitaine. Les prix résistent globalement mieux dans les régions ou le marché s’est restreint. Les prix les plus élevés, d'environ 50 % au-dessus du prix moyen hors pourtour méditerranéen, sont ceux des régions Nord-Est et Ile-de-France, influencés par les locations de chasse. Le pourtour méditerranéen, marché étroit en raison de la pression immobilière, est en baisse (-12 %) comme le marché immobilier urbain. En Aquitaine, une baisse de 5 %, la première depuis 1996, est imputable à la tempête Klaus.

L'Indicateur 2009 du marché des forêts en France est disponible en édition papier sur commande auprès de la Société Forestière ou de la Fédération Nationale des Safer pour un montant de 70 € TTC. Un résumé est consultable sur leurs sites Internet.

Une analyse complète est également publiée dans Forêt-entreprise n°194 de septembre 2010.

À consulter :


Le prix des forêts en 2008

En 2008, le prix moyen d'un hectare de forêt non bâtie est de 5 380 €.

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Le prix des forêts en 2007

En 2007, le prix moyen d'un hectare de forêt non bâtie est de 5 540 €. Une grande hétérogénéité de peuplements et de régions explique un rapport de 1 à 12, de 740 € minimum à plus de 8 800 € maximum.

Quelques points principaux :

  • La progression du cours du bois en francs courants entraîne une hausse significative du prix des forêts.
  • L'importance des transactions sur des forêts de plus de 50 hectares augmente les surfaces vendues : le seuil des 115 000 ha échangés est dépassé.
  • Si les personnes physiques dominent le marché en nombre d'opérations, les personnes morales ont été les plus réactives aux évolutions du marché en 2007.
  • L'analyse du marché des forêts depuis 1970 confirme la place du placement forestier en tant qu'actif à part entière.

A télécharger : l'analyse de la Société forestière CDC et de Terres d'Europe-Scafr pour Forêt-entreprise n°182.

À télécharger :


Le prix des forêts en 2006

Après l'accalmie de 2005, l'année 2006 initie une reprise confirmée par l'activité du 1er semestre 2007 :

  • le prix des forêts repart à la hausse (+ 4,8% hors pourtour méditerranéen) avec un prix moyen brut à l'hectare de 4 920€ ;
  • le volume global des transactions dépasse le milliard d'euros (1 032 M€), soit près de 30% de progression en 2 ans ;
  • les surfaces vendues augmentent de près de 10% avec 107 900 hectares, soit le niveau de 2004.

A télécharger : l'analyse de Vincent Julien et Robert Levesque / Terres d'Europe-Sacfr, pour Forêt-entreprise n°176.

À télécharger :


Les forêts françaises tournent progressivement mais sûrement la douloureuse page de l'après tempête de 1999. La hausse dépasse les 5 % par an depuis 1997 sauf en 2000 en raison des tempêtes et en 2005 à cause du rétablissement des droits de mutation.

A télécharger : l'analyse d'Eric Toppan, économiste à la fédération Forestiers Privés de France, pour Forêts de France n°506.

À télécharger :


Le prix des forêts en 2004

En 2004, 107 000 ha de forêts ont été vendus, soit une progression de 15 % par rapport à 2003.

La tendance se confirme, le prix à l'hectare de forêt a augmenté de 8,5 % pour atteindre en moyenne 4 120 €, avec des disparités car 10 % des transactions se négocient à moins de 640 €/ha et 10 % à plus de 7 500 €/ha.

On distingue une séparation de plus en plus nette entre le marché des forêts d'exploitation et celui des forêts de loisir, au point que les fonctions non productives commencent à concurrencer les fonctions productives de la forêt.
Le phénomène est particulièrement marqué sur le pourtour méditerranéen, la Sologne, la vallée de la Seine et autour des grandes villes.
Par ailleurs, les collectivités, notamment les départements, jouent un rôle important par l'acquisition de domaines dans le cadre de la politique de protection des espaces naturels sensibles.

A télécharger : l'analyse complète d'Eric Toppan pour Forêts de France n°486.

À télécharger :


Le prix des forêts en 2005

Après huit années de forte croissance, le marché national des forêts a connu une accalmie en 2005 :

  • la hausse du prix des forêts a été limitée à 1,6 % (contre 6,3 % en moyenne annuelle de 1997 à 2004), avec un prix moyen de l'hectare de forêt non bâtie de 4 440 € ;
  • la valeur globale des transactions (875 millions d'€) a progressé de 10,1 %, grâce à la valorisation du bâti ;
  • les surfaces vendues ont baissé de 8 % (98 400 ha contre 107 000 ha en 2004), du fait du repli notable des forêts de plus de 50 hectares.

L'exonération temporaire des droits de mutation appliquée après les tempêtes de 1999, a pris fin au 31 décembre 2004, se traduisant par un surcoût en droits de mutation de 4,89 % pour les acheteurs. On peut aussi penser que ce contexte fiscal a dopé les ventes par anticipation en 2004 entraînant une contraction du marché en 2005.

La tendance observée ces dernières années se confirme : la forêt est de plus en plus valorisée dans ses fonctions non productives (résidentielle, loisirs…). On estime que la présence d'un bâtiment conduit à une survaleur de 28 % pour un bien forestier et d'environ 40 % pour un bien mixte (par rapport à la valeur cumulée de ses éléments), la diversité étant ici source de plus-value supplémentaire.

Parmi les marchés d'avenir pour la forêt, la séquestration du CO2 apparaît comme l'un des plus prometteurs, même si les perspectives demeurent limitées à court terme.


A télécharger : l'analyse complète de la Société forestière CDC pour Forêt-entreprise n°170.

À télécharger :



A télécharger : l'analyse d'Eric Toppan pour Forêts de France n°497.

À télécharger :