Les champignons sauvages appartiennent de plein droit au
propriétaire du sol. Ils ne
sont pas res nullius comme le gibier (qui n'appartient à personne).
En effet, l'article 547 du code civil est formel : « les fruits
naturels ou industriels de la terre appartiennent au propriétaire
par droit d'accession ». Leur cueillette n'est, par conséquent,
tolérée qu'aux conditions
suivantes :
- demander l'autorisation au propriétaire ;
- respecter les lieux, les animaux et les panneaux
d'interdiction ;
- ramasser avec parcimonie (10 litres par personne d'après les
arrêtés préfectoraux types) ;
- consulter les arrêtés préfectoraux et communaux en
mairie.
La
jurisprudence est
constante à propos de la cueillette des champignons :
- non seulement ils appartiennent au propriétaire du sol et
donc son autorisation est nécessaire ;
- mais encore le propriétaire du sol n'est pas obligé, pour
conserver son droit sur les fruits naturels ou industriels de la
terre, de clôturer son immeuble ou d'en interdire l'accès par
voie d'affiches ou d'autres moyens.
Autrement dit, le fait de ne pas
avertir par un panneau «cueillette de
champignons interdite» n'est pas une faute et n'autorise pas les
ramasseurs à pénétrer sur la propriété que ce soit un bois, un pré,
un champ, etc.
Ramasser des champignons chez autrui
c'est du vol (l'article 311-1 du code
pénal dit bien que « le vol est la soustraction frauduleuse de la
chose d'autrui) passible d'une amende proportionnelle à la collecte
effectuée (60,98 € en moyenne). De plus, en vertu de l'article
549 du code civil, le propriétaire peut réclamer la
restitution des champignons cueillis et,
à défaut, exiger une
indemnité.
Bien évidemment, sous couvert de respecter les arrêtés
préfectoraux, le propriétaire du sol peut cueillir chez lui les
champignons sauvages.
Cette règle est valable pour toutes les sortes de cueillettes :
petits fruits, glands, faines, bois morts, fleurs, etc.