Paca : portrait des propriétaires forestiers

Le 21/06/2006

Au cours de l'année 2005, le CRPF Paca a mené plusieurs enquêtes locales auprès de propriétaires forestiers.
De la synthèse de ces enquêtes, il est ressorti que les propriétaires de Paca sont de grands sentimentaux. Ils ressentent un réel attachement à leur propriété, surtout quand subsistent des signes d'activité de leurs ancêtres. Les deux tiers sont des retraités (50 % dans le Grand Site Sainte-Victoire, GSSV). Les actifs sont des cadres moyens (9 %) ou des agriculteurs (7 %, contre 12 % pour la moyenne nationale). Les trois quarts sont des hommes. Et il y a deux fois plus de propriétaires étrangers que dans le reste de la France (3,4% pour 1,4% en moyenne).

Une partie réside sur leur propriété à titre principal ou secondaire, mais dans des proportions très variables (de 22 % à Comps à 52 % dans le GSSV). Le quart dispose de bâtiments consacrés souvent à une activité locative ou d'accueil ou à usage agricole. Un nombre significatif signale la présence de ruines.

Le maintien d'un patrimoine et la possession d'un lieu d'agrément sont les motivations principales des personnes qui ont répondu. Néanmoins, certains évoquent un revenu complémentaire potentiel ou la perspective d'une activité.

Les propriétaires qui ont répondu ont une bonne connaissance de leur forêt car leur usage principal est de s'y promener (69 %) et d'y récolter du bois (67 %). Dans la région de Comps et dans la montagne de Lure, c'est la récolte de champignons qui arrive largement en tête.

La moitié des propriétaires estiment que les charges de gestion de leur propriété forestière sont trop élevées. Les principales causes d'inquiétude sont dans l'ordre : l'entretien difficile, lié à l'absence de revenus réguliers, la vulnérabilité à l'incendie puis le passage d'engins motorisés.

Ils ont pour la plupart des objectifs de gestion. Les propriétaires du GSSV mettent en avant la préservation de la nature (90 %), la prévention des incendies (86 %), la sylviculture (64 %), la mise en valeur agricole et du patrimoine bâti (60 % chacun). Ceux qui souhaitent accroître leur patrimoine sont trois fois plus nombreux que ceux qui veulent vendre.

70 % à 90 % de ceux qui ont répondu aux trois questionnaires ont un projet. Quelques soient les lieux, leur extrême variété prouve que les risques d'uniformisation du paysage sont exclus !
Mots-cléspropriétaire forestier
SourceCRPF Provence-Alpes-Côte d'Azur   (h t t p : / / w w w . f o r e t p r i v e e f r a n c a i s e . c o m / p a c a / )   (paca@crpf.fr)