La nouvelle Flore forestière est parue

Le 14/12/2018

Une réédition revue et considérablement augmentée : de 672 pages, avec 551 nouvelles espèces...

De nouveaux genres et espèces, leur autécologie, de nouvelles cartes de répartition à partir des données les plus récentes... 

Presque 30 ans après la parution du tome 1 de la Flore forestière française, il fallait actualiser, compléter, préciser et simplifier encore l’ouvrage, tout en lui conservant ses qualités scientifiques et pédagogiques reconnues.

La nouvelle référence des forestiers, botanistes, et naturalistes de terrain, est maintenant disponible !

Pourquoi une nouvelle édition ?

Presque 30 ans après la parution (fin 1989) du premier tome de la Flore forestière française, guide écologique illustré, devenue aujourd’hui une référence pour tous les forestiers et botanistes/naturalistes de terrain —actuels comme futurs, puisque l'identification des essences forestières et des espèces accompagnatrices, ainsi que la connaissance de l'autécologie des espèces et de la biodiversité figurent au programme des BTS "Gestion forestière" et "Protection de la nature" – il était nécessaire d’actualiser, compléter, préciser simplifier encore l’ouvrage, tout en lui conservant ses qualités scientifiques et pédagogiques reconnues.

Actualiser

  • La nomenclature et la systématique botaniques : nouveaux noms de genres ou d’espèces, regroupements ou éclatements de familles, nouvelles distinctions ou abandon de sous-espèces sur la base de la systématique phylogénétique APG III et de la synthèse française récente publiée dans Flora gallica ;
  • Les connaissances sur l’autécologie des espèces : grâce à la disponibilité actuelle des catalogues et guides des stations forestières sur la quasi-totalité du territoire métropolitain ;
  • Les cartes de répartition des espèces, à partir des données les plus récentes : ont ainsi été mobilisées les données floristiques de l’Inventaire forestier national (IGN), de SOPHY (Tela Botanica) et des Conservatoires botaniques nationaux mises en ligne sur le site du SI-Flore, soit un peu plus de 6 500 000 données réparties dans environ 390 000 relevés.
  • Les informations sur les statuts de protection des espèces aux niveaux européen, national, régional, ou départemental, selon les textes les plus récents en la matière ;
  • Les informations concernant les cultivars de peupliers.

Compléter

  • Le nombre des espèces et sous-espèces nouvelles simplement citées dans les clés de détermination, avec renvoi éventuel aux descriptions figurant dans les tomes 2 (montagnes) et 3 (région méditerranéenne) : 331 au total ;
  • Le nombre des fiches de genres, avec une fiche synthétique illustrée dès que 3 espèces d’un même genre sont citées dans l’ouvrage, même si elles ne font pas toutes l’objet d’une fiche d’espèce détaillée : 102 au total, dont 51 nouvelles ;
  • Le nombre des espèces, sous-espèces ou variétés nouvelles (220 au total) faisant l’objet d’une fiche descriptive complète, en particulier :
    - parmi celles des forêts littorales ou ripicoles, moins détaillées dans la première édition,
    - certaines espèces, notamment d’origine méditerranéenne, dont la fréquence se trouve augmentée à la faveur des changements climatiques,
    - des espèces envahissantes,
    - des espèces assez communes des milieux associés à la forêt,
    - des espèces non originellement forestières, mais que l’on rencontre cependant souvent dans les phases dynamiques de reconquête forestière consécutives à l’arrêt de l’exploitation de terres anciennement agricoles (terrains au taux de boisement supérieur à 10 %) ;
  • Le nombre de clés de détermination des espèces ligneuses feuillues en hiver ;
  • Des dessins de détails (bourgeons, fleurs ou fruits en particulier) ont été ajoutés lorsque cela paraissait faciliter la diagnose de certaines espèces ;
  • Dans un contexte de diminution constante du nombre des abeilles, les informations concernant la flore mellifère ont été complétées, notamment en précisant la nature (nectar ou pollen) de l’intérêt des espèces concernées pour les apiculteurs ;
  • Des informations sur l’aptitude des espèces ligneuses à la conduite en têtard (trognes) ou en plesse ont été ajoutées afin de répondre au renouveau de l’intérêt pour la conservation des paysages ruraux, la formation des trognes et le plessage des haies ;
  • Les noms communs des espèces en néerlandais ont été ajoutés, puisque l’ouvrage est utilisable en Belgique et aux Pays-Bas.

Préciser

  • Certaines coquilles, voire erreurs ou imprécisions signalées par des lecteurs ont été corrigées : qu’ils en soient ici remerciés ;
  • Les caractères biologiques, notamment les modes de pollinisation et de dispersion des diaspores, ont été systématiquement indiqués.

Simplifier

  • La liste des noms vernaculaires ou régionaux des espèces décrites a été allégée, pour ne conserver que ceux réellement utilisés aujourd’hui par la plupart des forestiers et naturalistes sur le terrain ; ce principe évite un certain nombre de confusions inutiles et facilite l’usage de l’index des noms français ;
  • Dans le même esprit, il n’a le plus souvent été conservé qu’un seul nom anglais, allemand ou néerlandais pour chaque espèce décrite ;
  • L’annexe détaillant la classification phytosociologique forestière, peu utilisée par les praticiens, a été réduite à la structuration des unités supérieures (de la classe à la sous-alliance) des trois classes issues de l’ancienne classe des Querco-Fagetea, suite à leur publication détaillée (deuxième Prodrome des végétations de France) à laquelle nous renvoyons, et également parce que la synsystématique des autres classes forestières (Quercetea ilicis, Alnetea glutinosae...), ainsi que celle des groupements associés à la forêt, est également en cours de révision.

Les auteurs, août 2018