Fransylva à l'action

Le 18/01/2019

Chasseurs dans le Tarn. © Michel Bartoli

Zoom sur 8 actions clés de la Fédération :

1. Contractualiser pour les feuillus
2. Veille économique mutualisée 
3. CVO et financement des projets
4. Contrat stratégique de filière
5. Label bas carbone 
6. Trois cents hectares à reboiser 
7. Les propriétaires et la biodiversité 
8. En prévision de la loi Chasse

1. Contractualiser pour les feuillus

Le rapport du groupe de travail sur les feuillus, coprésidé par Antoine d’Amécourt (président de Fransylva et du CNPF) et Philippe Siat (président de la Fédération nationale du bois), a été remis fin 2018 au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Il est le fruit d’une concertation qui a vu le jour sous l’impulsion de France Bois Forêt dans un contexte difficile, lié à la crise du chêne.

Plusieurs solutions émergent pour sortir de l’impasse :

  • augmenter la contractualisation pour les feuillus (aujourd’hui, cette méthode de commercialisation concerne 10 % des volumes feuillus contre 2/3 des volumes pour les résineux),
  • aider au financement du renouvellement des forêts de taillis pauvres, etc.

Le plan pour augmenter la contractualisation des ventes feuillues place les coopératives en première ligne pour la forêt privée. Concernant les forêts publiques, l’ONF s’est engagé à doubler les volumes sous contrat pour 2019.

2. Veille économique mutualisée

La veille économique mutualisée constitue une base très puissante brassant des millions de données (douanes, emploi, prix, etc.).

Fin 2018, l’ensemble des organisations qui composent France Bois Forêt ont appris à se servir de cet outil. Le croisement des données recensées permet de réaliser des analyses économiques très fines. Néanmoins, la manipulation de cet outil nécessite d’avoir des formations économique et statistique assez poussées.

La prochaine étape consistera donc en la mise en place d’un site Internet début 2019, qui permettra de publier des données synthétiques pour toute la filière.

3. CVO et financement des projets

La CVO (contribution volontaire obligatoire) est une taxe prélevée sur l’ensemble des acteurs de la filière et permettant de financer des projets reconnus d’intérêt général pour celle-ci.

Dans un contexte budgétaire resserré, l’amont de la filière a tout de même bénéficié des lignes nécessaires permettant de faire aboutir des projets majeurs.

  • Ainsi, le programme « Mobiliser » se poursuit en 2019 pour contribuer à promouvoir les services du syndicalisme forestier.
  • Des films pédagogiques sur la chasse et l’équilibre forêt-gibier verront le jour pour montrer qu’une collaboration constructive et efficace avec certains chasseurs permet de réels progrès.
  • La mise en place du programme carbone se concrétisera, profitant de l’opportunité désormais ouverte à travers le label bas carbone.
  • Le programme CALFRAX, permettant de valoriser les bois touchés par la chalarose, se mettra en place et bénéficiera d’un effort de communication important auprès des propriétaires et des gestionnaires.
  • Enfin, les Fogefor, formation à la gestion forestière pour les propriétaires, vont continuer à être financés en partie par la CVO.

4. Contrat stratégique de filière

Fin 2018, les différentes parties prenantes du Comité stratégique de la filière bois se sont réunies au ministère de l’Économie et des Finances pour signer le Contrat filière bois 2018-2022.

Ce contrat, valable pour une durée de quatre ans, fixe un ensemble d’engagements réciproques dans les domaines stratégiques de la construction, de l’énergie et de la lutte contre le changement climatique à travers de vastes projets.

Antoine d’Amécourt, président de Fransylva, était présent pour apposer sa signature à ce contrat important pour la filière. En effet, les forestiers privés ont toute leur place à prendre dans les travaux de compétitivité à mener au sein de la filière forêt-bois française.

5. Label bas carbone

Le label « Bas Carbone » voit le jour après la parution le 29 novembre 2018, au Journal officiel, d’un décret accompagné d’un arrêté qui contient le référentiel associé.

Il s’agit du fruit de quinze ans de travail ! Ce label vise donc à soutenir l'émergence de projets d'atténuation ou de séquestration de carbone sur le territoire français.

Grâce à ce nouveau dispositif, les projets forestiers ou agroforestiers peuvent bénéficier d’une reconnaissance des quantités de gaz à effet de serre qu’ils permettent de séquestrer, ou des émissions qu’ils contribuent à éviter. Avec, à la clé, des financements directs au titre de la compensation carbone volontaire.

Fransylva s’attache à l’élaboration d’un programme avec le CNPF et I4CE pour la mise en place d’un marché du carbone volontaire en forêt privée française dès 2019.

6. Trois cents hectares à reboiser

Fransylva lance un appel à ses adhérents pour susciter des projets de reboisement qui pourraient être soutenus par Reforest’Action. À la clé, un financement compris entre 500 et 1 500 euros par hectare.

Pour y accéder, il faut répondre à quelques critères, notamment l’engagement à reboiser avec deux essences minimum. N’hésitez pas à contacter Fransylva pour plus d’informations.

7. Les propriétaires et la biodiversité

L’enquête RESOFOP vient de se terminer. Les organisateurs souhaitent remercier chaleureusement l’ensemble des propriétaires forestiers qui y ont répondu. Leur contribution permettra d’établir quelle est la perception du changement climatique par les propriétaires forestiers. Les résultats paraîtront en ce début d’année 2019.

8. En prévision de la loi Chasse

Le président d’Amécourt et le vice-président Benoît de Rodellec ont été auditionnés à deux reprises par les élus : le sénateur Cardoux et le député Péréa. Ces derniers sont missionnés pour proposer des solutions afin d’endiguer les dégâts de gibier et restaurer les équilibres sylvo-cynégétiques trop souvent totalement perdus.

Parallèlement, Fransylva et le CNPF participent aux groupes de travail orgnanisés par les ministères de la Transition écologique et celui de l’Agriculture sur ces sujets d’importance.