Toute personne victime d'un accident en forêt - promeneur, motard,
etc. - peut engager la responsabilité civile du propriétaire
forestier. Le juge saisi de l'affaire se livre à un examen
approfondi des circonstances dans lesquelles s'est réalisé
l'accident, pour décider si le propriétaire est ou non civilement
responsable (sur la base des articles 1382 et suivants du Code
civil).
La faute de la victime peut alors être retenue par le juge dans son
appréciation souveraine des faits, afin de conclure :
- soit à un partage de responsabilité entre le
propriétaire et la victime du
dommage,
- soit pour exonérer complètement le
propriétaire de sa responsabilité civile,
- soit à une responsabilité du
propriétaire.
Dans d'autres cas, le propriétaire peut considérer comme étant
une faute de la victime susceptible de générer un partage de
responsabilité ou une exonération de celle-ci. Il peut être jugé
comme étant un moyen inopérant par le juge. Ne pouvant présumer de
l'issue d'un jugement, le propriétaire doit absolument s'assurer en
RC. L'état du droit, en matière de circulation des véhicules à
moteur en forêt, offre un bon exemple de cette impossibilité à
présumer l'issue d'un jugement.