Une quarantaine de pépinières, répartie sur l'ensemble du
territoire, a répondu à notre enquête - 1/3 environ.
- En 2007 encore, la variété la plus répandue est le
douglas "La Luzette", présent dans 3
pépinières sur 4.
- La variété de pin laricio de Corse
"Sologne-Vayrières", commercialisée sous étiquette bleue,
est également bien représentée puisqu'elle est disponible chez
la moitié des pépiniéristes ayant répondu. Sa jeune sœur
cadette, la variété "Corse-Haute Serre", accompagnée
d'une étiquette rose, est en revanche moins répandue, bien
qu'elle soit conseillée dans toute la moitié sud du pays et en
particulier sur les reliefs sud et sud-est du Massif central.
Rappelons qu'elle provient de croisements entre arbres issus de
peuplements corses alors que la variété
"Sologne-Vayrières" correspond aux croisements
d'arbres de la région Centre et du bassin parisien.
- Les variétés feuillues, peu nombreuses, sont
plus rares. Il est néanmoins possible de trouver les trois variétés
françaises de noyers hybrides, même si NG23 x RA
et NG38 x RA sont disponibles en plus faibles quantités que MJ209 x
RA. La palme de la rareté revient une fois de plus aux cultivars de
merisiers qui ne sont proposés que par un seul
établissement.
Les variétés résineuses largement utilisées
L'enquête annuelle de branche réalisée par les
contrôleurs de pépinières pour évaluer la production et la vente de
plants forestiers, permet de connaître, pour une espèce donnée, la
part que représentent les variétés améliorées dans ce marché. Les
derniers chiffres publiés correspondent à la campagne 2005/2006.
Durant cette période :
- tous les pins maritimes vendus étaient issus
de variétés améliorées (la situation est différente dans les
reboisements par semis direct),
- ainsi que la quasi-totalité des pins laricio
(98 % des Calabre et 89 % des Corse),
- 80 % des mélèzes d'Europe
- et les 2/3 des douglas.
En revanche, le verger "Taborz" de pin
sylvestre représentait moins de 10% des plants produits et
les trois cultivars de merisier (Ameline,
Gardeline et Monteil) de l'ordre de 1% des ventes de
l'espèce.