Il faut aller vite dans les décisions, pour pouvoir sauver les bois chablis avant le mois de juin.
Les professionnels de la filière, en particulier les syndicats de forestiers privés, les représentants des coopératives forestières et les CRPF, participent à de nombreuses réunions depuis la tempête avec le Ministère de l'Agriculture, les Préfectures, les Conseils Régionaux et Généraux pour définir les mesures d'aide à mettre en place.
Les professionnels ont réclamé des mesures pour l'ensemble des bois tempêtés (Pin Maritime, Peuplier, Chêne et Résineux principalement). Parmi elles :
- indemnisation des sylviculteurs ;
- financement d'aires de stockage humide des bois ronds ;
- prêts bonifiés pour le financement de la trésorerie des stockages sur 3 à 6 ans auprès des unités de transformation, ou des stockages détenus par les producteurs, assortis de garantie ou de portage public ;
- prêts bonifiés pour l'exploitation et la sortie des bois vers ces parcs ou d'autres destinations ;
- et aides à la reconstitution des parcelles sinistrées.
Desmesures complémentaires doivent impérativement être mises en oeuvre pour la filière peuplier.
Du fait des spécificités du peuplier, il faut intervenir sur les parcelles dans des délais très courts. C'est un bois fragile dont la valeur se déprécie rapidement. Il existe également un risque pour la sécurité, car les chablis pourraient être emportés en cas de crue (les peupliers sont cultivés en zones inondables).
Les mesures réclamées :
- aide au transport des bois chablis par la réouverture de gares bois pour le transport ferroviaire et par des aides au fret maritime pour le grand export car il est peu probable que plus de 30% des bois puissent être stockés localement ;
- aides au recrutement de « techniciens tempête » afin de faire face aux demandes soutenues des sylviculteurs ;
- aides à la reconstitution des peupleraies dès la prochaine saison de plantation 2009/2010.
Ce plan d'urgence est rendu d'autant plus nécessaire par le contexte de crise économique, dont nous avons déjà vu les conséquences, notamment avec la fermeture, pour un mois à compter du 8 février, de l'usine papetière TEMBEC ST Gaudens.