Il semble bien que le mécanisme de résistance au vent soit
différent pour les feuillus et les résineux. Dans les deux cas, la
hauteur semble le facteur aggravant principal.
- Pour les résineux, on peut contrebalancer
son élévation par une augmentation du diamètre, rendant les
arbres plus « trapus », donc plus
stables.
- Pour les feuillus, cette augmentation
s'accompagne, sans doute plus que pour les résineux, de celle du
diamètre du houppier, donc de la prise au
vent.
Pour les résineux, le facteur d'élancement
(H/D), les zones de stabilité ou tout critère diagnostic intégrant
le diamètre semblent inopérants ; seule la hauteur gouverne le
risque, et de façon certainement différente selon les
stations.
Cependant, dans les deux cas, les conclusions sont les mêmes : si
l'on veut concilier stabilité et économie, il faut atteindre le
plus gros diamètre possible à une hauteur donnée,
et commencer à penser à la récolte dès 25 mètres
de haut. Le but est là tout autant de diminuer le risque que de
réduire la durée d'exposition au risque.