Les méthodes de reconstitution

Les méthodes de nettoyage et de reboisement adaptées à chaque situation, avec des fiches pratique à télécharger : reboisement en plein avec ou sans andain, enrichissement, régénération naturelle... Les conseils de Jacques Becquey, ingénieur à l'IDF.

Pour chaque option de reconstitution, plusieurs méthodes de nettoyage sont utilisables en fonction de la situation, mais d'autres sont incompatibles. Il convient de respecter une cohérence entre :

  • l'option de reconstitution : régénération naturelle, reboisement en plein, ou plantation d'enrichissement ou de complément ;
  • les interventions futures, notamment entretiens et exploitations ;
  • et la méthode de nettoyage.

Différentes méthodes de nettoyage et de reboisement sont présentées et commentées dans les fiches à télécharger ci-dessous.

À télécharger :


Dans ces fiches, deux approches du reboisement sont possibles :


1) L'ensemble de la zone à planter est nettoyée...

... relativement "proprement", en réservant si possible des voies de circulation destinées au matériel d'entretien et d'exploitation.

Ce sont les méthodes classiques de l'andainage, avec ou sans élimination des souches gênantes, et du broyage en plein. Elles correspondent le mieux aux habitudes et à ce que peuvent proposer les entreprises de reboisement. A ce titre, elles figurent toujours, sous des formes variées, dans les itinéraires de reboisements des forfaits régionaux.

Elles peuvent cependant être mal adaptées à des sols supportant mal le passage répété d'engins ou présentant des risques d'érosion, voire ayant déjà été décapés plusieurs fois ; ces méthodes peuvent aussi supprimer une végétation bénéfique pour les plants.


2) Seules les voies de circulation sont nettoyées...

... "proprement" et les plants sont installés dans la zone laissée en l'état (faible encombrement), ou travaillée modérément (rémanents encombrants démembrés et étalés ou regroupés localement).

C'est la démarche inverse de celle habituellement pratiquée. Les principaux intérêts sont de limiter la dégradation du sol, de mieux répartir la matière organique et d'utiliser au maximum les éventuels semis ou le recru dans la bande peu ou non travaillée. La végétation spontanée sert pour éduquer les plants, éventuellement pour les protéger des cervidés, voire pour compléter la plantation.

Par manque de références et par souci de "simplification", ce type de reboisement est exceptionnellement proposé dans les forfaits et généralement difficile à proposer sur devis, aussi bien aux financeurs qu'aux entrepreneurs. Des chantiers de référence devraient être installés dans plusieurs régions pour mieux cerner et évaluer cette méthode pourtant pas nouvelle...

Toutes ces méthodes sont utilisables pour des reboisements classiques ; la reconstitution après les chablis de 1999 est seulement une occasion de revoir les itinéraires existants et de les adapter de façon à en développer de nouveaux plus efficaces et mieux intégrés dans le cadre de la gestion durable.


Faut-il condamner entièrement les andains ?

Malgré de nombreuses critiques, l'andainage reste une solution intéressante, parfois la mieux adaptée, pour préparer des terrains avant de les reboiser. L'espacement entre les andains est une caractéristique déterminante. Quelques recommandations de Jacques Becquey pour Forêt-entreprise :

À consulter :