Idée reçue n°8 - On n'a pas le droit de se promener en forêt privée ! Faux !

Mais si, la plupart des forestiers privés le tolèrent. Chaque année, les forêts françaises, privées ou publiques, reçoivent des centaines de millions de visites. 

8 français sur 10 vont en forêt au moins une fois par an. Les forêts françaises sont des lieux privilégiés de loisirs, de détente et de tourisme.

Elles sont également des lieux de découverte de la faune, de la flore et des paysages.

Les propriétaires privés sont libres d'ouvrir ou non leurs propriétés au public. Le droit, pour tous, de s'y promener et d'y prélever certains produits -dans un but de consommation personnelle et non de commercialisation- est une tolérance liée au fait que 9 propriétaires privés sur 10 laissent l'accès libre à leur bois. Mais comme toute tolérance, elle ne perdure que tant que chacun fait preuve de bonne volonté et de modération. Donc, respectez les lieux, la faune et la flore.


Et cet été, pas d'imprudences ! Consultez le site de la campagne de prévention des incendies de forêt, pour informer les touristes et les résidents en zone méditerranéenne. Vérifiez notamment chaque jour quels massifs sont accessibles ou non en fonction du risque feu de forêt.

À consulter :


Quelques conseils pour les propriétaires forestiers

Les forêts privées constituent des lieux de sorties et de promenades pour nombre de citadins qui n'ont pas conscience de la notion primordiale de propriété ainsi que des difficultés d'organiser leur accueil dans ce milieu particulier. La fréquentation ‘subie' (ou ‘sauvage') peut être source de nuisances et de dégradations pour le milieu forestier : braconnage, cueillette quasi-professionnelle, passages de véhicules motorisés... C'est aussi un manque de respect pour le propriétaire qui gère cet espace et qui a le choix d'accueillir ou non du public. Souvent oublié, dénigré ou mal compris, le propriétaire est pourtant incontournable.

La solution de tolérance se justifie si la fréquentation est faible et le public respectueux. Sinon, il vaut mieux choisir clairement l'une des 3 options suivantes.

  • fermer totalement sa forêt au public implique un investissement du propriétaire s'il veut s'assurer que le public ne pénètre pas dans sa forêt : clôture, gardiennage, etc.
  • ouvrir officiellement tout ou partie de sa forêt par convention permet de canaliser et de contrôler une fréquentation du public préexistante : avec une collectivité publique (convention de passage...) ou avec un organisme privé (bail ou convention avec un club sportif, un gestionnaire d'activité...). Il s'agit de régulariser une situation notamment sur les questions de responsabilité, d'équipement et d'indemnisation. La compensation peut être financière ou matérielle : entretien des chemins, participation au débroussaillage...
  • offrir un service au sein de sa forêt, et le faire rémunérer par les utilisateurs (logement, restauration, activités ou loisirs), est une démarche est bien distincte de la précédente : il s'agit cette fois d'attirer le public sur un site, et d'organiser cette fréquentation afin d'en retirer une rémunération. Cela demande un engagement plus important du propriétaire forestier.

Attention ! Le propriétaire doit prendre une assurance responsabilité civile -indispensable dans tous les cas ! Adhérer à un syndicat de forestiers privés permet d'être couvert à moindre coût.