Après huit années de forte croissance, le marché national des
forêts a connu une accalmie en 2005 :
- la hausse du prix des forêts a été
limitée à 1,6 % (contre 6,3 % en moyenne annuelle
de 1997 à 2004), avec un prix moyen de l'hectare de forêt non
bâtie de 4 440 € ;
- la valeur globale des transactions (875
millions d'€) a progressé de 10,1
%, grâce à la valorisation du bâti ;
- les surfaces vendues ont baissé de 8
% (98 400 ha contre 107 000 ha en 2004), du fait du repli
notable des forêts de plus de 50 hectares.
L'exonération temporaire des
droits de
mutation appliquée après les tempêtes de 1999, a pris fin
au 31 décembre 2004, se traduisant par un
surcoût
en droits de mutation de
4,89 % pour les
acheteurs. On peut aussi penser que ce contexte fiscal a dopé les
ventes par anticipation en 2004 entraînant une contraction du
marché en 2005.
La tendance observée ces dernières années se confirme : la forêt
est de plus en plus valorisée dans ses
fonctions non
productives (résidentielle, loisirs…). On estime
que la présence d'un bâtiment conduit à une
survaleur
de 28 % pour un bien forestier et d'environ
40
% pour un bien mixte (par rapport à la valeur cumulée de
ses éléments), la diversité étant ici source de plus-value
supplémentaire.
Parmi les
marchés d'avenir pour la forêt, la
séquestration du CO2 apparaît comme l'un des
plus prometteurs, même si les perspectives demeurent limitées à
court terme.
A télécharger : l'analyse complète de la Société forestière CDC
pour Forêt-entreprise n°170.