De telles observations ont pu être réalisées partout où des
plantations anciennes de douglas ont été effectuées, preuve que le
douglas s'est bien adapté dans notre région… et
ailleurs.
Ces observations permettent de tirer divers enseignements dont la
liste n'est, bien entendu, pas exhaustive :
- une bonne
fructification du douglas n'a pas lieu tous les ans mais
tous les trois à quatre
ans ; par ailleurs, la mouche Chalcis (Megastigmus
spermotrophus) peut faire d'importants dégâts en pondant dans les
graines, les rendant stériles, surtout lors de printemps humides
;
- les semis se
développent rarement sous la plantation des douglas, mais
en bordure si le terrain
est relativement propre et éclairé : taillis de chênes très
clairs, talus après ouverture de pistes ou routes forestières,
sols nettoyés après coupe à blanc avec porte-graines autour,
landes un peu travaillées, etc. ;
- les semis craignent les ronces, les fougères, la canche, etc.
Laisser un certain abri
forestier après exploitation des parcelles jouxtant les
semenciers pour éviter l'invasion de ces adventices et leur
prolifération, ou traiter la
ronce avec des produits spécifiques et les précautions
adéquates ;
- les semis nécessitent un suivi dans le temps :layonnage si besoin, dépressage ensuite, comme dans toute
plantation ;
- les graines de douglas, relativement légères, peuvent
coloniser jusqu'à 50 m et
plus depuis les géniteurs ; si les conditions sont favorables,
bien entendu ;
- il semble que les chevreuils fassent moins de dégâts dans les semis
naturels de douglas que dans ceux plantés en ligne, là où il n'y
a pas une trop forte pression de ce gibier.
- Les douglas peuvent commencer à se régénérer au bout de
25 ans environ.
Bonne chance à ceux qui essaient !