Face à la stagnation, à la régression ou à la suppression des
autres filières d'élimination des boues (épandage agricole,
incinération, mise en décharge), l'épandage en forêt peut
apparaître à terme comme une solution complémentaire - sinon de
remplacement.
Son statut réglementaire étant à fixer, il reste pour l'heure une
pratique marginale soumise à autorisation.
En tout état de cause, il sera réservé à un nombre bien
circonstancié de stations et de peuplements, et sera encadré par un
suivi.
Sous ces conditions, il peut être une alternative à la
fertilisation ou aux amendements, et ce d'autant qu'en amont de la
filière, l'amélioration des produits par co-compostage ou par des
traitements visant à leur redonner le statut de matière
fertilisante aura continué à réduire (voire à anihiler) les
risques pour l'environnement.