Nicolas Sarkozy, qui veut "un plan bois extrêmement puissant" en France, reprend à son compte les recommandations d'un rapport commandé à l'ancien ministre de l'Agriculture Jean Puech.
Les mesures annoncées visent à "faire émerger un tissu d'entreprises de taille suffisante et structurer la filière", selon le chef de l'Etat, et à développer l'utilisation du bois comme matériau de construction et comme source d'énergie.
Mesure phare : la création d'un fonds stratégique doté à terme de 100 millions d'euros, comme il en existe déjà pour les secteurs de l'aéronautique ou de l'automobile. Il serait lancé avec l'Etat, la Caisse des Dépôts et Consignations, des financiers institutionnels, l'Ademe, l'ONF, et des industriels concernés.
D'autres annonces :
- multiplication par 10 dès 2010 du seuil minimum d'utilisation du bois dans les constructions neuves ;
- engagement de l'Etat à promouvoir la certification et l'emploi de bois certifié dans les constructions publiques ;
- expérimentation d'un marché financier visant à valoriser le stockage de carbone dans le bois ;
- exemption de permis de construire pour une isolation extérieure en bois, une simple déclaration de travaux devenant suffisante ;
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tarifs d'achat obligatoire de l'électricité produite par des unités de cogénération utilisant du bois, en moyenne de 50 euros/MWh, doublés, "voire triplés si nécessaire" selon le chef de l'Etat.
La filière bois devra supporter à elle seule plus du 1/3 de l'augmentation de la part d'énergies renouvelables de la consommation énergétique française d'ici 2020, soit 21 millions de m3 de plus de production annuelle de bois.
Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que l'ensemble des aides publiques et des allègements fiscaux pour les propriétaires forestiers seraient conditionnés dès 2010 à l'exploitation effective des bois.
Et l'ONF pourra proposer à ceux qui n'exploitent pas leur patrimoine de s'occuper de la gestion de leurs forêts.